| Pour jouer le Kabuki, l’acteur doit commencer par apprendre le
Buyô qui est la base de son art.
Les séquences de jeu dansé constituent en effet la matrice même du
théâtre Kabuki.
Aussi spectaculaire que populaire, ce genre se caractérise autant
par la subtilité de son répertoire que par le raffinement de ses
codes esthétiques.
En s’appuyant sur la danse, les spécificités rythmiques et
gestuelles des différents rôles, les techniques vocales et
déclamatoires, ce stage propose aux acteurs, danseurs, chanteurs,
femmes et hommes, de découvrir les différentes facettes d’un art
traditionnel en pleine évolution.
Fujima Kanjurô VIII est considéré comme l’un des artistes majeurs
de la génération montante. Faisant montre d’une inspiration très
inventive, il effectue ses créations pour les plus grands acteurs
Kabuki du moment.
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Le Kabuki
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Le Kabuki est né au XVIIème siècle en
réaction contre le Nô essentiellement réservé à l’élite, la classe
des Samouraï.
Le mot Kabuki, du verbe Kabuku, signifie « être à l’écoute de ce qui
est nouveau ».
A l’origine, le Kabuki fut fondé et joué uniquement par des femmes,
puis par des adolescents. La prostitution s’y étant mêlé, le Kabuki
fut interdit pour des raisons de morale et de bonnes mœurs.
Cependant, conscient de la popularité de cette forme de spectacle,
le pouvoir leva l’interdition mais exigea que le Kabuki soit
interprété par des adultes uniquement masculins et qu’à la danse
soit intégré une partie théâtrale. Les femmes qui furent à l’origine
du mouvement s’en trouvent donc exclues et c’est de ce Kabuki que
nous avons hérité.
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Bibliographie :
Jean-Jacques TSCHUDIN Le Kabuki devant la
modernité, L'Age d'homme, Lausanne, 1995
Georges BANU, L'acteur qui ne revient pas, Journées de théâtre au
Japon, Aubier, Paris, 1986
Roland BARTHES, L'empire des signes, Flammarion Champs, Paris 1980
voir aussi : les Manifestations autour de la venue de Fujima
Kanjûrô VIII
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